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Un numérique durable, un numérique à visage humain : entretien avec Antoine Bernot, co-fondateur d’ANEOL

22/08/2022

Par Bertrand Viala, responsable stratégie et développement chez ANEOL.

 

Cette interview a été réalisée dans le cadre de notre blog, les impactantes.

Bertrand : Bonjour, je suis Bertrand Viala, responsable stratégie développement chez Aneol et aujourd’hui, j’ai le plaisir d’être « in house » chez Aneol justement avec Antoine Bernot, cofondateur d’Aneol et directeur technique, CTO, pour ceux qui préfèrent parler en franglais.

 

Bonjour Antoine

Antoine : Bonjour Bertrand.

Bertrand : Antoine, il faut que tu nous explique un petit peu l’histoire incroyable d’Aneol,qui n’est pas une start up, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent afin de comprendre  comment le positionnement unique d’Aneol a été un peu précurseur par rapport à l’époque que nous vivons.

Antoine : Tout commence, en Bourgogne, là où j’ai fait mes études d’informatique,  et j’ai eu l’occasion de rencontrer mon associé Stéphane Taravant, puisqu’on a fait une partie de nos études ensemble.
Ensuite, Stéphane est parti en Rhône-Alpes, a travaillé dans une ESN locale et ils ont eu besoin, à un moment donné d’un développeur. Donc j’ai eu l’occasion de le rejoindre dans cette société et on a fait nos premières armes ensemble pendant cinq ans dans cette ESN.
Et en 2008, pour coller à nos valeurs, on a décidé de fonder  Aneol pour avoir l’occasion de travailler sur des projets à impact qui nous correspondaient plus.

On était dans un contexte en 2008, où c’était le début des plateformes de réseaux sociaux.

Bertrand : Et vous avez, vous, choisi de faire quelque chose d’un peu différent, dès le début à l’époque. Est ce qu’on peut parler un peu de ce contexte et de ces choix ?

Antoine : En 2008, effectivement, on était en plein dans le Web 2.0 et dans les plates formes.
De grands acteurs devaient créer des plateformes, mais le contenu devait arriver des utilisateurs. Mais on sentait un peu dès le départ que finalement le produit, c’était l’utilisateur et que les données commençaient un petit peu à échapper à ceux qui les produisaient.
Et notre notion du numérique et de l’informatique à nous, c’était plutôt de développer des choses au service des utilisateurs.

Bertrand : Alors comment ça s’est traduit concrètement ?
Parce que c’était vraiment très en avance sur la vision du numérique telle qu’il devait être.
Comment avez vous pu justement traduire vos valeurs dans les différents métiers de l’informatique dès 2008  ?
Quels ont été vos choix technologiques, partenariaux ou comment ça s’est passé ?

Antoine : L’idée était surtout de ne pas faire comme tout le monde, c’est-à-dire de ne pas avoir l’ambition de créer une plateforme généraliste, mais plutôt choisir encore une fois, nos projets et se rapprocher d’un secteur qui nous est cher :
l’économie sociale et solidaire.
Et de plutôt être à l’écoute du monde associatif et d’essayer de monter des projets, des partenariats dans ce sens.

Bertrand : Vous avez commencé à travailler sur des projets dits à impact, alors c’est intéressant parce qu’on est en plein dans le sujet actuellement, avec les différentes transitions
sociale, écologique et solidaire dont il est question dans l’actualité courante en France, en Europe et dans le monde en général.
Il y a un terme qui revient très souvent maintenant, c’est le terme de numérique durable, alors c’est un terme connu. Maintenant, je pense que de la part de quelqu’un qui est un expert comme toi, c’est intéressant d’en avoir peut être une compréhension plus tangible que ce qu’on entend régulièrement dans différents médias.

Antoine : Le numérique a un impact comme tout ce qui nous entoure, un impact écologique fort. Et il est essentiel de se poser les bonnes questions et d’envisager cette activité de manière soutenable, durable.

Et chez Aneol, nous avons conscience de ces enjeux et nous privilégions des partenariats avec notamment des acteurs du cloud qui ont ces enjeux là vraiment en tête.Tous nos hébergeurs ont par exemple une alimentation 100 % renouvelable avec une attention particulière portée à la consommation de l’eau.
Les composants utilisés pour les serveurs sont recyclés à 100 % et utilisés de différentes manières pour allonger leur durée de vie. En moyenne, la durée de vie de composants serveurs est de cinq ans. Avec nos partenaires, l’utilisation est prolongée et doublée.

On arrive à réutiliser les serveurs dans différents cas d’usages sur une dizaine d’années.

Bertrand : Et comment ça se traduit également en termes, je dirais, de choix technologiques en développement, peut être en termes de certains usages du numérique qui sont proposés lorsque vous développez des projets, comment vous transmettez le message et quel choix vous suggérez en général aux utilisateurs qui sont de plus en plus sensibles maintenant à ces questions?

Antoine : L’impact écologique ne se mesure pas que du côté cloud.
Du côté serveur. ça joue aussi sur l’usage que chacun en fait au quotidien au travers du terminal qu’il utilise : le téléphone, la tablette, l’ordinateur.
Chez Aneol, il met un point d’honneur à ce que nos développements soient légers, multi-supports, utilisables avec des terminaux standards pour limiter au maximum le renouvellement du matériel, tt ainsi conserver un certain impact, minimiser au maximum l’impact qu’on a sur l’environnement.

 

Le fait de viser et de cibler des terminaux standard joue aussi sur la fracture numérique, parce que tout ce matériel a un coût qui peut être conséquent pour les utilisateurs.
Du coup, ça amène à la question également qui est d’actualité, puisqu’on est sur cette question d’accessibilité de certains terminaux, de certain support technique du recyclage.

Bertrand : ça se passe comment ? Quelle est ta vision du recyclage en terme de matériel informatique ? Parce que c’est un sujet, qui est de plus en plus d’actualité.
Des plateformes se mettent en place à travers la France et en Europe pour justement maximiser l’usage de ces outils qui n’ont pas besoin d’être forcément mis à la poubelle et dans des dépotoirs qui vont avoir un coût écologique important.

Antoine : C’est un enjeu essentiel et nous travaillons avec différents partenaires à recycler au maximum les matériels. Au travers de notre activité, nous avons l’occasion de gérer des parcs informatiques SVP et à différentes occasions quand nous remplaçons du matériel, nous nous voyons avec nos partenaires comment réutiliser le matériel ancien dont ils ne se servent plus.

Ce matériel est en général reconditionné.
Nous le préparons et il est réintroduit dans le monde associatifpour être utilisé ailleurs par d’autres personnes, sous d’autres formes. Il est un enjeu essentiel.
Donc tout réside dans le partenariat et dans la création de chaînes de valeur qui permettent un cycle d’utilisation/ réutilisation adapté.

Bertrand : Évidemment, ça suppose que tout le monde connaissent bien les publics auxquels c’est destiné et qu’il y ait vraiment un travail qui soit fait sur la qualification des outils recyclés. Ca m’amène justement à la question plus classique pour les simples utilisateurs, dont je fais partie également, sur l’utilisation de tout ce qui est software, pas du matériel en dur.

Alors on entend beaucoup parler de sujet style comme l’écoconception.
C’est un terme un peu générique,mais quand on est pas expert, on a du mal à voir ce que ça peut recouper. On devine.

Qu’est ce que ça peut évoquer pour toi et  comment ça se traduit chez ANEOL
En tout cas, quel est le positionnement d’Aneol sur ces questions là ?

Muriel : L’écoconception, c’est d’abord d’avoir en tête ce côté écologique, l’impact de ce qu’on fait depuis le début dans tous les développements, pour que ce soit vraiment au cœur et au centre des choix techniques et des orientations qui sont décidées.
L’écoconception peut parfois être perçue, comme un concept un peu vague et pas toujours très bien défini.
En tout cas, chez Aneol, nous avons vraiment ça en tête et nous privilégions toujours la sobriété.

Bertrand : Ça revient sur le sujet : La sobriété, justement. Le numérique a un impact social absolument énorme. Ça touche différents sujets de notre vie travail, loisirs, également, citoyenneté comment marie-t-on sobriété, et usages du numérique au quotidien pour le citoyen et usager que nous sommes.
Quelle est ta vision ?
Tu  parlais de fracture numérique un peu plus tôt.

Est ce que tu peux nous donner plus de détails sur ces questions là, telles que tu les vois, telles qu’on les voit chez Aneol ?

Antoine : Aujourd’hui, le numérique est incontournable dans tous les aspects de notre vie au travail, dans les loisirs, la santé, l’éducation et aussi la citoyenneté.
Le numérique peut être un atout s’il est maitrisé, il peut aussi être un frein s’il est subi et peut même être un handicap si on en est exclu. Je pense notamment à l’illectronisme.

Bertrand : Oui. Qu’est ce que tu peux le dire un peu sur les raisons de l‘illectronisme ?
C’est un sujet qui est débattu. On a eu quelques échanges avec des acteurs très importants, comme HETIS à Nice. Comment toi, tu le vois en tant qu’expert et comment tu donnes des réponses à ces questions là qui sont quand même éminemment sociales et qui touchent
à des questions essentielles de droit d’exercice de ses droits dans la société.

Antoine : L’illectronisme peut apparaître à différents niveaux.
Peut être tout simplement des problèmes d’accès au numérique.
Et pour ça, le fait de recycler les matériels et de les diffuser au plus grand nombre peut permettre, de réduire cette fracture et cette frontière là.

 

Donc d’abord l’accès, puis ensuite l’usage.

Ce n’est pas le tout de disposer d’un ordinateur ou d’un smartphone,

il faut savoir s’en servir.
Donc pour ça, on peut être là pour accompagner les utilisateurs, mais en premier lieu réaliser des contenus simples et intuitifs.

Bertrand : Comment Aneol se positionne-t-elle sur de futurs projets prenant en compte ces différents impacts ?

Antoine : L’idée, c’est de toute façon de développer des outils simples et inclusifs.
C’est pour ça qu’on se base sur, essentiellement des technologies Web, pour que ce soit accessible de facto au plus grand nombre.
Et on pense à tous les publics.
Les outils qu’on développe sont des outils dits accessibles, avec dès le départ, la prise en compte du handicap, avec une attention portée aux couleurs, aux contrastes, au fait que nos développements soient compatibles avec des lecteurs d’écran.
Et pour que ce soit accessible au plus grand nombre, on met en place, des systèmes d’aide en ligne directement intuitive pour que les produits réalisés soient utilisables directement sans aide. En termes de projet à impact, c’est l’ADN d’Aneol en fait,

Bertrand : Quels sont les sujets d’avenir sur lesquels Aneol souhaite se positionner en termes de conseil, en termes d’apport de valeur, qui ont un intérêt sur la question de l’évolution du numérique.

Antoine : Aneol est engagée avec ses partenaires sur différents sujets à impact, qui touchent la société qui nous entoure, justement qu’on choisit. On va travailler pour de la recherche médicale, du tourisme solidaire, sur des projets autour du handicap notamment.

Bertrand : Par rapport au tourisme solidaire, alors je rappelle qu’Aneol est également sociétaire de Apidae Tourisme aussi, est ce que tu peux nous en dire un peu plus ?
On sort d’une période de vacances, donc je pense que c’est un sujet d’intérêt parce que peut-être que les gens anticipent avant la rentrée les prochaines vacances.
Alors qu’est ce que c’est le tourisme solidaire associé au numérique ?

Antoine : L’accès aux vacances est essentiel.
C’est une part importante de la vie et beaucoup de publics en sont exclus.
Nous avons différents partenaires qui, justement, permettent à un certain nombre de populations de partir en vacances. Aneol est là pour les aider à gérer et à organiser l’activité, pour que tout ça soit fluide, et organiser l’action avec différents partenaires.

 

Je pense notamment aux financeurs de ces actions : l’Agence Nationale des Chèques Vacances.

Bertrand : Alors on parle dans tous ces sujets-là  finalement beaucoup d’accompagnement.
On parle également énormément de différents usages de soutien et là c’est intéressant parce que le rôle, je dirais du numérique, évolue aussi vers une forme de travail d’acculturation, de formation. Est ce que tu peux nous en dire un peu plus sur l’évolution du métier et de la valeur du numérique en tant que prestataire dans un univers tel que celui que tu nous décris qui est celui de la solidarité ?

Antoine : Aujourd’hui, l’offre du numérique est pléthorique. Il y a énormément d’acteurs, de grands acteurs, il y a beaucoup de sujets différents. Ça peut être perçu un peu comme une jungle. Ce qui importe pour les acteurs, nos partenaires de l’économie sociale et solidaire, c’est de faire aboutir leur projet.

Aneol est là pour comprendre leurs besoins, les accompagner et les guider pour trouver la solution et mettre en place la solution qui leur convient par rapport à leurs contraintes et à leur histoire.

Bertrand : On est vraiment dans de la conduite de changement, en fait, c’est vraiment l’idée.
Et justement, comment se traduit la conduite du changement ?
Comment fait-on? Parce qu’on est sur des sujets complexes qui peuvent intimider parfois certaines organisations, certains utilisateurs…

Tout le monde dans une organisation, solidaire ou non d’ailleurs, n’est pas forcément à l’aise sur certains outils, n’est pas forcément à l’aise à l’idée de devoir faire évoluer l’outil numérique parce qu’il y a des risques qui y sont associés, bien entendu.

Alors comment on fait pour essayer de faire en sorte que les sensibilités soient respectées et qu’également surtout le projet à impact de l’entité, de l’organisation qui gère ces sujets soit respecté ?

Parce que le fond du fond, c’est quand même de faire en sorte que l’impact soit maximum en termes d’impact social et solidaire.

Antoine : L’idée, c’est de mettre en avant le projet, de prendre en compte tous les acteurs du projet.
Donc dès le départ, on va réaliser beaucoup d’entretiens et d’ateliers pour voir vraiment où notre partenaire veut aller. Et ça nous permet aussi de voir les données qui sont utilisées, de vérifier la matière qui va en ressortir.

  • Pourquoi est ce qu’on traite ces données ?
  • Pourquoi on stocke ces données-là ?
  • Quel impact ça peut avoir pour les utilisateurs, pour notre partenaire ?

Et on porte une attention particulière à ça pour justement que la donnée soit collectée et utilisée à bon escient, en mettant vraiment en place tout ce qu’il faut pour se conformer à la RGPD, notamment. Respecter la vie privée des acteurs, parce qu’il peut nous arriver de gérer des données sensibles, s‘assurer de la protection et de la sécurité des données notamment. Mais aussi de gérer l’obsolescence des données en mettant en place des politiques d’anonymisation, ce genre de choses…

Et toujours en ayant en tête le bon usage de la data.

Bertrand : Ça, c’est vraiment essentiel et c’est vraiment une évolution qui a été anticipée par la RGPD, et qui devient de plus en plus prégnante parce qu’il y a effectivement, surtout sur des sujets qui touchent au social, énormément de questions de sensibilité morale, éthique et juridique qui font en sorte que les organisations qui gèrent ces projets-là ne peuvent pas se permettre d’être dans l’ambiguïté par rapport à ça.

Par contre, il y a quelque chose qui est intéressant, c’est qu’on a quand même une discussion de plus en plus courante dans le domaine, dans le monde de l’ESS et de la solidarité en général sur les questions de souveraineté, de comment dire, de protection de ces données bien évidemment, et d’indépendance de la donnée.

Alors on parle beaucoup d’open data, d’open source.

Comment Aneol se positionne par rapport à ça ?
Et qu’est ce que ça peut vouloir dire en fait, en termes d’évolution, de conduite de changement, pour les organisations qui seraient intéressées par ces questions ?

Antoine : La souveraineté est essentielle. Les données doivent appartenir aux acteurs, à ceux qui les produisent et à ceux qui les traitent, directement. Pas à de gros acteurs ou de grosses plateformes. L’intégralité des cloud ou datacenters qu’on utilise sont situés en France.
Ce qui est essentiel pour la souveraineté.
Nous favorisons au maximum l’usage d’outils open source parce que ça fait partie de nos valeurs et de notre ADN.

Mais ce qui doit dicter et conduire nos choix, c’est vraiment l’intérêt du projet.

Le maître-mot, c’est le pragmatisme.

Comme je le disais tout à l’heure, notre souhait à nous, c’est d’apporter la bonne solution, pas une solution dictée par une idéologie.

Dans certains cas, des solutions portées par de grands acteurs privés du numérique peuvent s’avérer être les bonnes, celles qui sont les plus adaptées ou même parfois économiquement les plus adaptées ou durables.

Chez Aneol, nous privilégions le projet et les ambitions de nos partenaires.

Bertrand : Oui, en fait, c’est un choix effectivement stratégique, un choix qui est dicté par l’impact qu’on va obtenir et les options disponibles. Et c’est là qu’effectivement l’avis d’une expertise extérieure très spécialisée comme celle que fournit Aneol et d’autres acteurs également, est importante. Parce que, en tant qu’utilisateur, on n’est pas forcément du tout conscient des différentes options.

Antoine : On peut être soit séduit par une solution tout-en-un des grands acteurs du marché connus, soit on peut entrer dans une logique tout à fait bienveillante d’être complètement en open source et finalement ne pas savoir arbitrer entre les différentes options par rapport à l’impact qu’on souhaite obtenir.

Bertrand : Alors ça m’amène sur la conclusion de cet entretien puisqu’on parlait de pragmatisme, on a quand même pas mal d’idées
reçues sur les informaticiens.

On va vérifier avec toi si elles sont applicables ou pas: alors moi je ne suis pas informaticien, je dirais de métier, mais je suis un geek. Toi, es-tu un geek ?

Antoine : Alors je dirais pas forcément que je suis un geek, mais plutôt un passionné d’informatique et de sciences en général, très attentif aux changements du monde qui nous entoure.

Bertrand : Alors ça se traduit comment ? Parce que moi, je suis un geek, je suis également attentif aux changements du monde, pas seulement sur l’informatique mais de façon différente : en tant qu’usager curieux des choses.

Qu’est ce que tu pourrais recommander aux gens qui sont un peu dans ce positionnement en termes de lecture ? Et d’abord une question, avant toute chose, est-ce-que tu lis sur liseuse et sur des supports électroniques ou est-ce-que tu lis encore des livres papier ?

Antoine : J’avoue préférer le papier.

Bertrand : Alors là tu brises une convention entendue sur l’image de l’informaticien, tu brises un cliché.

Danielle : Le livre s’emmène partout. Le livre ne craint pas le sable. Ça, c’est un sujet important au mois d’août.

Bertrand : Il n’a pas besoin d’être rechargé avec une prise ! Pas de problème de support USB ou autre pour pouvoir le recharger. Alors justement puisqu’on parle de livres et que tu lis des livres papier, quel(s) livre(s) pourrais tu recommander aux gens qui, comme toi, ont eu tôt l’idée de rentrer dans le métier de l’informatique ? Quelles sont les choses qui te nourrissent dans ton travail, ta réflexion et tes aspirations, bien entendu ?

Antoine : Je suis un inconditionnel de l’âge d’or de la science-fiction avec des auteurs comme Isaac Asimov, Arthur C. Clarke,
ou plus proche de nous : Liu Cixin.
Ce que j’aime dans cette science-fiction là, c’est que ça permet de faire des mises en situation, des expériences de pensée qui placent la technologie dans des contextes un peu différents, des utopies, des uchronies, et qui permettent d’imaginer ce que ça donne et quel impact ça peut avoir sur la société.

Bertrand : J’imagine que là tu as en tête précisément, enfin moi c’est ce que j’ai en tête quand tu dis ça, c’est « 2001 l’Odyssée de l’espace », c’est le fameux ordinateur qui prend le relais.

Danielle : Et qui prend le contrôle…Pas forcément avec de très bonnes conséquences.
Je pense aussi, surtout dans les écrits d’Asimov au « Cycle des robots » qui est une vraie réflexion sur les enjeux de l’intelligence artificielle.
Alors qu’à l’époque les termes n’existaient pas encore.

Bertrand : Cela revient finalement à quelque chose qui est très à la mode, mais qui en fait a été anticipé par tous ces auteurs et qui est d’une actualité, je dirais presque brûlante.

 

Comme tu le soulignes, finalement l’humain doit rester au cœur du numérique.

Antoine : C’est essentiel.

 

L’idée n’est pas de faire du numérique pour le numérique, mais le numérique
est uniquement là pour servir les gens qui l’utilisent.

Bertrand : Portés par ces aspirations et par des lectures passionnantes et qui ne s’arrêtent jamais :
comme C. Clarke, ça se relit en permanence, je te remercie et je te souhaite une très bonne fin de semaine et je te dis à très bientôt.

Danielle : Merci Bertrand.

Bertrand : Merci Antoine.

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